En bref
- Livret Boursorama (Livret Bourso+) : un livret bancaire fiscalisé proposé par BoursoBank, réservé aux détenteurs d’un compte bancaire BoursoBank.
- Taux d’intérêt de base observé au printemps : 1,50% brut/an (hors promotions), avec un taux susceptible d’évoluer sur décision de la banque.
- Plafond de dépôt : aucun, ce qui le distingue des livrets réglementés.
- Versements/retraits : opérations à partir de 10 €, réalisés par virement depuis le compte courant du titulaire.
- Rendement : intérêts calculés par quinzaine, versés en fin d’année, et soumis à la flat tax (PFU), sauf option au barème.
- Options “boost” : selon l’offre détenue (ex. METAL), un supplément de rémunération peut s’ajouter au taux standard.
- Avis clients : retours globalement favorables dans les baromètres publics, mais l’appréciation dépend surtout de l’usage (trésorerie, projets, complément du Livret A).
Sur le marché de l’épargne de précaution, le Livret Bourso+ s’est imposé comme une solution simple pour placer des liquidités chez BoursoBank, ex-Boursorama Banque. Son positionnement est clair : proposer un placement sécurisé et disponible, sans plafond de dépôt, et pilotable depuis une application déjà utilisée au quotidien. En pratique, ce livret vise surtout les épargnants qui souhaitent centraliser leur trésorerie, tout en acceptant une fiscalité classique, contrairement aux livrets réglementés.
Cependant, l’enjeu n’est pas seulement le taux affiché. Il faut aussi regarder le mécanisme de calcul par quinzaine, la fréquence de versement des intérêts, les conditions de souscription, ainsi que les options payantes qui peuvent “doper” le rendement si le montant placé est suffisamment élevé. Enfin, la question la plus utile reste souvent la même : ce Livret Boursorama sert-il mieux un besoin de court terme, un projet identifié, ou une organisation plus fine de l’épargne via plusieurs livrets renommables ? C’est ce passage au crible qui permet de juger la pertinence de l’offre.
Livret Boursorama (Bourso+) : fonctionnement, conditions de souscription et logique d’usage
Un livret bancaire fiscalisé, pensé pour les liquidités
Le Livret Boursorama, plus précisément le Livret Bourso+, appartient à la famille des livrets bancaires non réglementés. Par conséquent, la banque fixe librement le taux d’intérêt et peut le faire évoluer, à condition d’informer les clients dans les délais prévus. En contrepartie, l’épargne reste disponible, et le capital n’est pas exposé aux variations de marché, ce qui répond au besoin de placement sécurisé pour une poche de trésorerie.
Dans une stratégie patrimoniale, ce type de livret sert souvent de “sas” entre le compte courant et des supports plus dynamiques. Ainsi, il peut absorber une prime, un remboursement, ou une provision pour impôts, puis être arbitré ensuite vers une assurance vie, un PEA, ou un compte à terme. Cette logique est d’autant plus cohérente quand l’épargnant recherche la simplicité opérationnelle.
Conditions de souscription : qui peut ouvrir un Livret Bourso+ ?
Les conditions de souscription sont structurantes : le Livret Bourso+ est réservé aux clients disposant d’un compte bancaire BoursoBank. Ensuite, l’ouverture vise les majeurs, résidents français, et également les non-résidents majeurs selon les critères de la banque. Cette exigence “client BoursoBank” est fréquente : elle permet de gérer les flux exclusivement depuis le compte courant, ce qui réduit les frictions et les risques opérationnels.
Dans les faits, les versements et retraits se font par virement, ponctuel ou programmé, depuis le compte courant du titulaire. De plus, le seuil minimum est un point pratique : 10 € au minimum pour l’ouverture, les versements libres et les retraits. Ce plancher évite les micro-mouvements et clarifie la gestion au quotidien.
Multi-livrets et projets : une organisation simple mais efficace
Un avantage concret tient à la possibilité de détenir jusqu’à 4 livrets, avec la faculté de les renommer. Ainsi, un foyer peut segmenter “vacances”, “travaux”, “taxes”, “matelas de sécurité”, sans multiplier les banques. Cette organisation réduit la tentation de puiser dans la réserve, car chaque somme est affectée mentalement à un objectif précis.
Exemple : un couple qui prépare un achat automobile peut isoler 6 000 € sur un livret “voiture”, tout en gardant 8 000 € sur un livret “sécurité”. Ensuite, un troisième livret peut servir aux charges annuelles, comme la taxe foncière. Cette approche, pourtant simple, améliore la discipline d’épargne, et c’est souvent là que se joue la réussite.
Taux d’intérêt, historique des taux et lecture réaliste du rendement
Le taux de base : comprendre ce que signifie 1,50% brut
Le paramètre le plus commenté reste le taux d’intérêt. Au printemps, le taux nominal du Livret Bourso+ est communiqué à 1,50% brut par an, hors promotions. Ce chiffre doit être lu comme une rémunération avant fiscalité, calculée selon les règles du livret bancaire, et susceptible d’évoluer si la banque ajuste sa politique commerciale.
Or, l’épargnant arbitre rarement sur un taux brut. En effet, la fiscalité pèse directement sur le rendement. Avec le PFU (flat tax), les intérêts sont amputés, ce qui donne un taux net sensiblement inférieur. Ainsi, ce livret ne remplace pas un Livret A pour la partie défiscalisée, mais il devient pertinent dès que les plafonds réglementés sont atteints.
Historique : une rémunération qui suit le cycle des taux
Pour juger la cohérence de l’offre, l’historique aide à replacer le taux dans le contexte. Les variations observées sur les dernières années montrent une adaptation aux conditions monétaires. Un livret bancaire fiscalisé n’a pas vocation à rester figé, et c’est même un point de vigilance : le taux peut monter, mais il peut aussi baisser.
| Période | Taux brut (hors promotion) | Lecture pratique |
|---|---|---|
| Depuis 01/11/2025 | 1,50% | Retour à un niveau plus “standard” pour un livret fiscalisé. |
| 01/02/2025 → 31/10/2025 | 2,00% | Phase plus rémunératrice, souvent liée à la concurrence entre banques. |
| 01/08/2023 → 31/01/2025 | 2,50% | Période haute, dans un contexte de remontée générale des taux. |
| 01/12/2022 → 31/07/2023 | 2,00% | Début d’un cycle de revalorisation progressive. |
Cette trajectoire rappelle une règle : un livret non réglementé peut être un outil opportuniste. Cependant, il ne doit pas porter des objectifs de long terme, car la banque reste décisionnaire. Ainsi, une réserve de trésorerie y a toute sa place, tandis qu’un projet à 10 ans devrait plutôt viser une enveloppe plus robuste.
Calcul par quinzaine : l’impact sur la stratégie de dépôt
Les intérêts du Livret Bourso+ sont calculés par quinzaine. Concrètement, un dépôt effectué au “mauvais” moment ne produira des intérêts qu’à la quinzaine suivante, selon les règles usuelles. Par conséquent, il devient utile de programmer les virements juste avant une date de prise en compte, plutôt que de laisser dormir l’argent sur le compte courant.
Exemple : une prime versée en fin de mois peut être transférée rapidement, afin d’optimiser la quinzaine. Certes, le gain reste limité sur de petits montants, toutefois la discipline fait la différence sur l’année. Cette mécanique, souvent oubliée, transforme un livret en outil de gestion plus rigoureux.
Pour bien utiliser un livret fiscalisé, la compréhension du calcul par quinzaine évite des erreurs fréquentes. Ensuite, la question du plafond devient centrale, car c’est souvent l’argument numéro un du Livret Bourso+.
Plafond de dépôt, disponibilité et place du Livret Bourso+ dans une stratégie d’épargne
Plafond de dépôt : l’absence de limite, un vrai différenciateur
Le plafond de dépôt est simple : il n’y en a pas. Cette caractéristique répond à une situation très courante. Une fois le Livret A et le LDDS remplis, l’épargnant cherche un support liquide pour la suite. Dans ce cadre, le Livret Bourso+ joue un rôle d’extension naturelle, à condition d’accepter une rémunération fiscalisée.
Cette absence de plafond a aussi un usage “professionnel” chez certains profils. Par exemple, un indépendant peut y conserver une partie de sa trésorerie en attendant les échéances URSSAF ou TVA, tout en évitant de confondre argent professionnel et dépenses courantes. Bien sûr, l’organisation exacte dépend du statut, toutefois la logique de séparation reste pertinente.
Disponibilité des fonds : utile pour le court terme, limité pour le long terme
L’un des atouts majeurs reste la disponibilité : l’argent peut être retiré à tout moment, dans les conditions prévues, sans pénalité. Cette flexibilité est essentielle quand un imprévu survient. Ainsi, une réparation automobile ou une facture médicale peut être financée sans vendre un placement volatil.
En revanche, la disponibilité a un revers : la tentation de ponctionner l’épargne. C’est pourquoi la création de plusieurs livrets renommés devient pratique. Elle transforme un livret en enveloppe “projet”, donc plus difficile à détourner. Cette astuce simple est souvent plus efficace qu’un objectif flou.
Étude de cas : organiser une épargne de précaution sans frais inutiles
Imaginons Nadia, cadre, et Julien, artisan, avec 18 000 € d’épargne liquide. Leur Livret A est déjà proche du plafond, et le LDDS est rempli. Ils choisissent alors de placer 10 000 € sur un Livret Bourso+ “sécurité”, puis 8 000 € sur un livret “travaux”, car une copropriété prévoit un ravalement.
Grâce à cette séparation, ils évitent de laisser des milliers d’euros sur le compte courant, où la rémunération est nulle. De plus, ils gardent une vision claire des projets. Enfin, ils peuvent programmer un virement mensuel, ce qui automatise l’effort d’épargne. À la fin, l’intérêt principal n’est pas seulement le taux, mais la méthode de pilotage.
Liste de repères pour décider si le Livret Bourso+ est pertinent
- Les livrets réglementés sont déjà remplis, et une solution liquide est nécessaire.
- Un placement sécurisé est prioritaire, même si le rendement net reste modeste.
- Un plafond de dépôt illimité est recherché pour une grosse trésorerie.
- La gestion depuis un seul compte bancaire est un critère de confort.
- Une segmentation par projet via plusieurs livrets apporte de la discipline.
À ce stade, la logique d’usage est claire. Cependant, la fiscalité et les options payantes peuvent changer l’équation, donc elles méritent un examen séparé.
Fiscalité, versement des intérêts et impact des options (METAL, BoursoPrime) sur le rendement
Fiscalité : flat tax et arbitrages possibles
Le Livret Bourso+ est fiscalisé. Ainsi, les intérêts entrent en principe dans le champ du PFU, souvent appelé flat tax. Ce point change la comparaison avec les livrets réglementés, car le taux brut ne correspond pas au taux net réellement perçu. Par conséquent, une comparaison sérieuse doit toujours se faire “net de fiscalité”.
Dans certains foyers, l’option au barème peut être envisagée, selon la tranche marginale. Toutefois, ce choix doit être global, car il concerne l’ensemble des revenus de capitaux mobiliers. En pratique, la flat tax reste souvent la voie la plus simple, même si chaque situation mérite une vérification.
Quinzaine et versement annuel : ce que cela implique
Les intérêts sont calculés par quinzaine, puis versés en une fois, en fin d’année. Cette règle est standard sur de nombreux livrets. Elle implique néanmoins que l’épargnant ne “touche” pas les intérêts au fil de l’eau, même s’ils se constituent progressivement. En cas de clôture, le versement intervient au moment de la fermeture, ce qui évite une perte d’intérêts acquis.
Cette mécanique favorise une épargne stable. En effet, des allers-retours fréquents peuvent réduire la rémunération, surtout si les mouvements tombent au mauvais moment. Ainsi, mieux vaut utiliser le compte courant pour les dépenses, et le livret pour les réserves structurées.
Options payantes et taux bonifié : savoir quand cela vaut le coup
Certaines offres de la banque peuvent améliorer le rendement. Par exemple, les détenteurs de l’offre METAL bénéficient d’un supplément de rémunération annoncé à 0,60% sur le livret, ce qui change mécaniquement le taux servi. Par ailleurs, une option de type abonnement, comme BoursoPrime, peut ajouter 0,50% au Livret Bourso+ selon les conditions de l’offre.
Cependant, une bonification n’est intéressante que si le surplus d’intérêts compense le coût de l’abonnement. À titre de repère, un calcul de seuil est utile. Si l’option coûte 9,90 € par mois, il faut générer au moins l’équivalent en intérêts supplémentaires, avant ou après fiscalité selon l’objectif. Ensuite, la décision devient mathématique, donc plus sereine.
Exemple chiffré : compenser un abonnement via le surplus d’intérêts
Avec un bonus de 0,50% sur le livret, un encours important peut théoriquement financer un abonnement annuel. Toutefois, comme les intérêts sont bruts, la fiscalité réduit le gain net. Ainsi, pour couvrir un coût annuel proche de 118,80 €, un capital plus élevé est nécessaire que ce que suggère un calcul brut rapide.
Dans la pratique, ce type d’option s’adresse surtout aux épargnants qui la rentabilisent aussi via d’autres avantages, comme du cashback, ou des primes multi-produits. Autrement dit, le livret n’est qu’une brique dans un pack plus large. Cette lecture évite de surpayer un service pour un bénéfice partiel.
Une fois la fiscalité comprise, l’évaluation devient plus juste. Il reste alors à examiner les aspects opérationnels, notamment les frais bancaires et l’expérience de gestion, qui influencent la satisfaction réelle.
Frais bancaires, gestion au quotidien, avis clients et points de vigilance
Frais bancaires : ce qui est gratuit, et ce qui peut coûter
Sur le Livret Bourso+, les frais d’ouverture et de gestion sont généralement annoncés comme inexistants. Ce point est important, car un livret doit rester un outil simple. En revanche, il faut distinguer le livret lui-même de l’environnement global. En effet, certains services additionnels de la banque peuvent être payants, comme des offres “premium” intégrant des avantages.
Par conséquent, le bon réflexe consiste à isoler la question : le livret a-t-il des coûts directs ? Puis, les services associés améliorent-ils suffisamment l’expérience ou le rendement ? Cette approche évite de mélanger un produit d’épargne et une stratégie d’abonnement.
Gestion : application, site, téléphone et centralisation
La gestion des produits BoursoBank se fait depuis l’espace client, sur le site, via l’application, ou par téléphone. Cette disponibilité multi-canale est devenue un standard. Toutefois, la qualité d’exécution compte : visibilité des intérêts, simplicité des virements, renommage des livrets, et mise en place de virements récurrents.
Dans une optique patrimoniale, la centralisation a un avantage : elle facilite le suivi du “reste à vivre” et la constitution d’une réserve. De plus, elle limite les oublis, car un livret distant est souvent sous-alimenté. À l’inverse, tout centraliser impose une discipline sur les plafonds de carte et la sécurité des accès.
Avis clients : comment les lire sans se tromper
Les avis clients disponibles sur des guides et comparateurs donnent une tendance, avec des notes globalement favorables sur certaines périodes. Cependant, il faut lire ces retours avec méthode. D’abord, un avis sur la banque ne porte pas toujours sur le livret. Ensuite, un taux promotionnel peut influencer temporairement l’enthousiasme. Enfin, un incident de support peut dégrader une note, même si le produit reste cohérent.
Une lecture pertinente consiste à repérer les thèmes récurrents : facilité de virements, clarté de l’interface, délais de traitement, et cohérence des informations. Si ces points sont positifs, l’usage quotidien sera confortable. À l’inverse, des retours sur des changements de taux mal compris rappellent que le livret bancaire exige une veille minimale.
Points de vigilance : taux révisable, comparaison avec les “super livrets” promotionnels
Le premier point de vigilance reste la révision possible du taux. Comme le livret est fiscalisé et non réglementé, la banque peut ajuster la rémunération. Il faut donc surveiller les communications, et rester prêt à arbitrer si une offre concurrente devient plus attractive.
Ensuite, la concurrence propose parfois des “super livrets” avec des taux boostés sur quelques mois, souvent plafonnés et conditionnels. Ces offres peuvent être intéressantes, toutefois elles impliquent un suivi : date de fin de boost, plafond temporaire, et retour au taux de base. Pour une trésorerie stable, la simplicité du Livret Bourso+ peut l’emporter, même si le taux facial n’est pas le plus élevé à un instant T.
On en dit quoi ?
Le Livret Boursorama (Bourso+) est cohérent pour une épargne disponible, surtout grâce à l’absence de plafond de dépôt et à une gestion fluide depuis le compte bancaire. En revanche, le rendement dépend fortement de la fiscalité, et le taux pouvant évoluer, il impose une vigilance légère mais réelle. Enfin, les options bonifiantes peuvent être pertinentes, à condition de les rentabiliser au-delà du seul livret.
Le Livret Bourso+ est-il un placement sécurisé ?
Oui, le capital n’est pas investi sur les marchés et l’épargne reste disponible. En revanche, la rémunération n’est pas garantie dans le temps, car le taux est révisable par la banque.
Quel est le plafond de dépôt du Livret Boursorama (Bourso+) ?
Le Livret Bourso+ se distingue par un plafond de dépôt illimité. Cette caractéristique le rend utile quand les livrets réglementés sont déjà au maximum.
Comment sont calculés et versés les intérêts ?
Les intérêts sont calculés par quinzaine, puis versés en une fois en fin d’année. En cas de clôture du livret, les intérêts acquis sont versés au moment de la fermeture.
Quelles sont les conditions de souscription à respecter ?
Le livret est réservé aux clients BoursoBank disposant d’un compte courant. Il est accessible aux majeurs, notamment résidents français, avec des modalités possibles pour certains non-résidents selon les règles de la banque. Les versements et retraits se font par virement depuis le compte du titulaire, à partir de 10 €.
Les offres METAL ou BoursoPrime améliorent-elles vraiment le rendement ?
Elles peuvent augmenter le taux d’intérêt (par exemple via un bonus annoncé), toutefois l’intérêt réel dépend du montant placé et du coût de l’abonnement. Un calcul de seuil, net de fiscalité, permet de vérifier si l’option est rentable.
Diplômé d’un Master Banque & Finance (Université Paris-Dauphine, 2008). 7 ans en tant que conseiller clientèle patrimoniale chez BNP Paribas, puis 4 ans responsable de l’offre épargne digitale dans une banque en ligne. Titulaire de la certification AMF et du DU Gestion de Patrimoine de l’Université Clermont-Auvergne. A lancé ComparaLivrets en 2009 comme projet personnel pour aider les épargnants à décrypter les offres promotionnelles des super livrets, à une époque où les comparateurs indépendants étaient rares. Intervenant ponctuel sur BFM Business et contributeur pour Le Revenu. Depuis 2023, se consacre à plein temps à ComparaLivrets pour couvrir l’ensemble de l’épargne garantie en France.



